PHOTOGRAPHIE D'ART

Photographies tirées en nombre limité, numérotées, signées et accompagnées d'un certificat d'authenticité .

Trilogie en macrophotographie de gouttes de pluie et de rosée suspendues ou déposées dans la nature dédiée à la ressource en eau (douce) et à ses pollutions. Ce travail est une exploration du féminin, des émotions juvéniles à un féminin proche de la plénitude d'être. Le coeur de l'inspiration se trouve dans les contours courbes de la goutte, dans l'eau comme source de vie, fluidité et écho direct à la sphère de la Terre-Mère comme Source Première...

Les prises de vue sont réalisées sans trépied ni télécommande,  sans apport de lumière ni filtre ni réflecteur  ;  sans retouche informatique ou post-traitement. Il n'est fait aucun usage de brumisateur ou de pulvérisateur à eau. Les photos sont prises en milieu naturel spontané. Il ne s'agit pas de composition studio.

Travail au numérique de 4 années, pré-expérimenté à l'argentique il y a plus de 10 ans.

Cette série a donné naissance à l'ouvrage photographique intitulé ANTR'EAU, Navigation dans l'univers de l'eau. "L'eau est partout sur la Terre, et pourtant nulle part elle n'est en trop". (Tome 1). Le Tome 2 "De la conscience de soi à la vie Univers" est en cours d'élaboration

ANTR'EAU

SOUFFLE LA VIE

Premier volet d'une série consacrée aux plumes d'oiseau réalisée en monochrome entre 2017 et 2018. Le cœur de ce travail est une réflexion à la fois sur l'hécatombe des oiseaux de jardin qui a lieu et sur la liberté (l'oiseau en étant l'un des symboles). Ce premier volet avait pris une dimension particulière puisque au cours de sa réalisation il m'avait été demandé d'exposer dans un cachot médiéval de 3m de diamètre pour les journées du patrimoine. Ex-enseignante en milieu carcéral cet environnement avait été particulièrement adéquat et sensé. Le monochrome sert à rendre compte de ce que mon expérience m'avait appris en passant «  à l'intérieur  » où tout est gris, non pas noir et blanc mais en nuances de gris. Cette expérience m'avait aussi enseignée que la perte de liberté s'accompagne d'une dégradation des 5 sens. Goûts, odeurs, vues, etc sont amoindris parce que sollicités non par une diversité de sensations mais par une uniformité exacerbée et répétitive. La répétition contrainte de ce qu'on voit, mange, entend dans un univers clos est pour moi retranscrite dans ces plumes monochromes qui portent des titres évoquant les pensées de détenus centrées sur ce qui leur manque (ex  : «  Woman Pole Dance  », «  Lévitation  », «  Entre deux  », etc). Ce premier volet est en tirages sur toile 100% lin et encres naturelles pour affirmer une cohérence avec la démarche de protection de l'environnement et par recherche de texture en lien avec les plumes.

I*CARE

Deuxième volet du travail consacré aux plumes d'oiseau et à la question de l'extinction de l'Holocène, dite aussi 6ème extinction ou «  entrée dans l'Anthropocène  » dont l'activité industrielle et technologique humaine est en grande partie responsable. Le sens et l'intention de ce travail photographique étaient donc évidents. Mais la méthode, les moyens de les réaliser étaient plus délicats. Car autant le premier volet SOUFFLE LA VIE cherchait à montrer sans détour des plumes symboles de fuites imaginaires et de liberté, autant ce second volet cherchait quelque chose de plus subtile et de plus exigeant en terme de réalisation artistique. Comment donc montrer la disparition des oiseaux  ? De fait comment montrer une disparition  ? Et comment signifier l'action de la liberté humaine dans cette disparition  ?

La série photographique «  I●CARE  » qui joue sur les mots signifiant à la fois le personnage de la mythologie grecque paré de plumes d'oiseaux et "Je prends soin" en anglais, s'est finalement élaborée comme un roman d'anticipation. L'ère de l'Holocène s'étaient éteinte. Ne restait plus que des bribes de souvenirs de cette époque où il y avait eu des oiseaux. Le regard est donc souvent flou, embrumé, lointain. La vision de la plume n'est pas toujours immédiate. Elle peut même être quasiment absente ou non identifiable a priori. Le regard doit parfois la chercher, la deviner. La plume semble ainsi perdue dans les méandres de la mémoire humaine universelle.

1500° CELSIUS

1500°Celsius est la température au centre des incendies de forêt. Dans ce deuxième volet qui leur est dédié il n'y a aucun véritable feu de forêt mais toute l'intention est de le faire croire et de trouver les moyens au moment de la prise de vue de tromper l’œil pour le symboliser. Le soleil levant devient ainsi le cœur du brasier au sens littéral, symbole des canicules et du dérèglement climatique. Les fougères rousses de l'hiver, les feuilles restantes des charmes et le couvert végétal des feuilles mortes deviennent foyer incandescent et flammes léchant les troncs. La brume du matin devient fumées et métaphore des émanations de monoxyde de carbone. Ce volet représente une diversité d'essence d'arbres (châtaignier, chêne, bouleau, charme, frêne, pin maritime) pour montrer la dimension universelle du problème  : toutes les forêts sont concernées, les incendies ont lieu sur tous les continents et les conséquences sont mondiales.

AUX ARBRES !

Réalisé en écho direct avec l'incendie de Notre Dame de Paris du printemps 2019, dans ce troisième volet les arbres deviennent comme les flèches dressées des églises, les troncs deviennent les totems de sépultures "monumentales" ou les cylindres élevés des grandes orgues. L'intention est d'interroger la valeur patrimoniale des arbres et des forêts et d'aller heurter chacun sur ce qui fait "patrimoine", sur ce qui mérite le terme de "sacré" et même sur ce qui est "divin".  Les arbres et la forêt permettent de s'abriter, de se chauffer, mais aussi de manière encore plus essentielle et vitale de se soigner, de se nourrir et de respirer, n'est-ce pas là ce qui est le plus sacré du vivant  ? Les arbres "lessivés" rappellent les colonnes des nefs que l'humanité trouve pour se rassembler, se protéger, se réconforter et se "faire pardonner". Réalisées volontairement en cherchant cette fois-ci la similitude dans des parcelles de monoculture (épicéas et peupliers) ces photographies veulent ainsi signifier que le bois n'est alors considéré que comme un moyen exploité. Des arbres intentionnellement défigurés, parfois fantômes à peine reconnaissables, et quand on s'approche pour voir de plus près ce qu'il en est, ne reste finalement qu'un filet à la place des troncs, pas plus gros qu'une allumette.

​© Edwige Lesiourd 2020. Tous droits réservés 

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